Déjà pendant le première semestre, le concours de la SNCF "Sites Artistiques Temporaires" avait apporté un site d'une qualité exceptionnelle (la Cathédrale du Rail). Cette fois, nous allons profiter du Viaduc d’Ottersweiller, une infrastructure aussi désaffectée qui agira comme déclencheuse pour remettre en question les notions de l’habitat, l’urbanisation des milieux semi-ruraux et les outils de conception et de fabrication du projet pour la grande échelle.
Situé sur une voie déclassée depuis 1993, ses 213 mètres s’élèvent à une hauteur d’environ 15 m sur la campagne, près de Saverne. Son échelle dépasse les dimensions habituelles des commandes en architecture pour devenir une question paysagère. Ainsi, nous avons une possibilité pour habiter le territoire autrement, loin du système de la grille du XIXème siècle aujourd’hui utilisée pour les extensions autour des grandes villes. Même pire, elle est accompagnée par une manipulation de la topographie existante dans le but d’optimiser l’investissement sur la base des grands plateaux horizontaux. Voici la disparition d’une des possibles sources d’identité urbaine, car toutes les extensions suivent le modèle de tabula rasa.
Hans Hollein - Aircraft Carrier City in the Landscape (1968)
Bien sûre, une telle opération ne peut pas reposer seulement sur un programme résidentiel. Les enjeux économiques, sociales, territoriaux et constructifs doivent se régler sur un programme hybride, capable de mettre en rapport le privé et le publique, l’intime et le collectif, la petite et la grande échelle. Les synergies entre les différents programmes transformeront ce lieu dans une sorte de condenseur social capable de construire un véritable territoire chargé de signification et d’activité.
Le gratte-ciel Downtown Athletic Club publié par Rem Koolhaas dans New York Délire. Si on le tourne 90º, il devient un autre porte-avions.
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